Crassier en Nièvre : stop aux poussières toxiques !
Par Stop pollutions Imphy/Sauvigny-les-bois et DECAVIPEC
Contre HARSCO
 
7300 € sur 6900 €
58160 Sauvigny-les-Bois, France
Pollution de l'air
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L’histoire en étapes
 
 
 
 
 
 
Pourquoi ce projet de contentieux

La société HARSCO Minerals, société américaine implantée à Sauvigny-les-Bois en bordure de la commune d'Imphy, récupère les métaux d'un ancien crassier (les déchets et scories, appelées aussi laitiers, qui sont issus d'une usine métallurgique) via un procédé qui réduit, par broyage, tous ces résidus en fines particules, une sorte de poudre très volatile qui est ensuite restockée en des énormes tas. Nous nous retrouvons en présence de 348 000 tonnes de déchets ! Qui ne cessent de s'accumuler puisque ces usines métallurgiques sont toujours en activité et amènent plus de 50 000 tonnes de déchets par an ! Il en résulte des poussières toxiques lors de la manipulation avec les engins de chantier (circulation et chargement des camions) amplifiées les jours de vent. Cette activité est potentiellement dangereuse pour la santé avec un risque d'atteintes sévères pour les riverains et l'environnement.

Au début, cela semblait être une bonne idée de récupérer les métaux contenus dans les laitiers (résidus de coulées de métal en fusion, ainsi que les autres éléments constituant les fours, comme les briques réfractaires, et aussi l'amiante utilisée en grosses quantités jusque dans les années 1990). Cela répondait à une certaine logique économique, plusieurs milliers de tonnes de métaux recyclés — Même s'il faut savoir qu'au final on ne récupère au mieux que 3% du volume des laitiers traités ! De plus, les 97% qui restent donnent une matière trop médiocre, instable et encore polluée dont presque personne ne veut, à l'exception de quelques agriculteurs (pour quel usage ?!).

HARSCO Minerals s'est découvert une vocation de traitement de déchets sidérurgiques et traitent aujourd'hui de nombreux sites d’aciéries françaises chez nous, à Sauvigny-les-Bois / Imphy, car les populations de ces autres sites refusent toutes qu'ils s'installent chez eux (ex Firminy, les Ancizes... ).
Il est remarquable que, dans certains sites sidérurgiques, les industriels et les pouvoirs publics ont préféré couvrir les crassiers et les surveiller, voire les végétaliser, plutôt que de chercher à les recycler en provoquant immanquablement une diffusion de tous ces polluants très toxiques, à la fois pour l'environnement et la population. Dans de nombreux cas, en effet, il reste plus avisé de ne pas ouvrir la boîte de Pandore.

 

UN RISQUE POUR LA SANTE

Le procédé utilisé pour traiter ces crassiers génère de fines poussières de quelques microns appelées PM10 (infiltration dans l'appareil digestif) et PM2,5 (infiltration dans les alvéoles pulmonaires).
De jeunes enfants habitant aux abords de ce même crassier souffrent aujourd'hui de pathologies nécessitant des bronchodilatateurs. D'autres riverains ont des problèmes de thyroïde, d'irritations oculaires, ont contracté des pneumopathies. Par mesure de précaution, la plupart des riverains ne font plus de potager.

On nous avait dit aussi que ces résidus étaient essentiellement composés de silice et de chaux. Depuis, on sait qu'ils contiennent également de l'arsenic, du cadmium, du chrome, du mercure, du nickel, du molybdène, du plomb, du zinc, etc.
Des spécialistes ont écrit que les laitiers issus des aciers inoxydables (c'est le cas des aciéries d'Imphy) sont inutilisables, même en remblaiement, car ils contiennent beaucoup de chrome et restent donc trop toxiques !
Il faut noter que le crassier historique contenait également de l'amiante en très grande quantité, des PCB (pyralène), des huiles de trempe, des acides de décapage, du cyanure, des résines de fonderie...

 

MALADIES PROVOQUÉES PAR CES INOMBRABLES DÉCHETS :

  • La silice provoque la silicose (cancer des poumons).
  • Les métaux lourds sont responsables de la fibromyalgie, de fatigues chroniques, de problèmes endocriniens, de troubles psychologiques, de cancers.
  • Les particules fines inférieures à 5 microns atteignent les alvéoles pulmonaires et les obstruent.
    Elles sont responsables également de problèmes cardio-vasculaires.
  • Le chrome 6 (chrome hexavalent) provoque des éruptions cutanées, des problèmes respiratoires, des dommages au foie et aux reins, une altération du matériel génétique, des cancers du poumon.
    Le système immunitaire est affaibli.
  • Les PCB (Pyralène) occasionnent des cancers du foie et de la peau. Le pyralène fait partie des perturbateurs endocriniens.
  • L'amiante et le pyralène ont longtemps été utilisés sur le site d'Imphy ainsi que sur les autres sites sidérurgiques jusque dans les années 1990, et se retrouvent dans les crassiers jusqu'à aujourd'hui.
    D'après nous, c'est pour cela que des mesures n'ont pas été faites puisqu'elles auraient révélées la présence d'amiante et de pyralène.

 

DES POUSSIERES, DES NUISANCES INSUPPORTABLES ET UN DIALOGUE EN ÉCHEC.

Depuis l'implantation de cette entreprise en 2009, les nuisances et le non-respect des conditions imposés ont été régulièrement dénoncés auprès de la direction de l'entreprise ainsi qu'auprès du Préfet de la Nièvre, du Maire d'Imphy et du Maire de Sauvigny-les-Bois. En 2011, les choses se sont nettement détériorées car l'activité de cette entreprise s'est accrue.

Aux nuisances (poussières et bruits) s'ajoutent celles de la circulation de nombreux poids lourds sur une petite route tout-à-fait inadaptée et celles des retombées de poussières sur l'itinéraire emprunté par des camions non ou mal bâchés. Il a fallu se battre plus de deux ans pour obtenir un lavage des roues des camions en sortie du site, alors que celui-ci devait être opérationnel dès l'ouverture en 2009. Encore faudrait-il que l'installation de lavage, qui se pollue au fil du temps, soit elle-même nettoyée régulièrement !

De plus, pour faire la navette entre l'usine et le site, HARSCO utilise de vieux tracteurs et petits camions diesel, qu'on sait très polluants aux particules fines, et le contrôle périodique des dispositifs d'échappement des véhicules et engins de chantier n'est pas mis en place.

Deux inspections de la DREAL (Préfecture) ont pourtant été effectuées (déc. 2010 et sept 2013) et ont mis en évidence le non-respect de leurs obligations — Par exemple :

  • jauges OWEN non implantées (capteurs de mesure des poussières).
  • Le rejet des eaux pluviales issues du site n'est pas analysés.
  • Les bordereaux de suivi de déchets dangereux ne sont toujours pas établis. (Il est écrit « déchets dangereux » alors que l'industriel et la Préfecture s'évertuent à nous dire qu'il n'y en n'a pas !)

Et pourtant, aucune mise en demeure n'a été prononcée à ce moment-là par la Préfecture.
Il aura fallu attendre 2015 pour que la Préfecture de la Nièvre intervienne, suite à nos divers courriers, en mettant en demeure à deux reprises la société HARSCO pour le non-respect de l'arrêté d'autorisation de 2009.

Récemment, nous avons appris que des mesures des poussières ont été faites de mi-juin à mi-juillet, ce qui explique, pour nous, la mise en sommeil de l'activité de l'entreprise durant cette période. Malgré cela, nous n'arrivons pas à obtenir les résultats des analyses malgré de nombreuses demandes (journaliste de France 5, avocat, lettre de DECAVIPEC 11/2015).

 

IMPACT ENVIRONNEMENTAL

La zone où est implantée la société HARSCO, en bord de Loire, est classée NATURA 2000. Cela signifie que ce site naturel a une grande valeur patrimoniale de par la faune et la flore exceptionnelles qu'il contient.

Il y a cependant des écoulements qui partent directement dans le lit majeur de la Loire. Ce sont des boues toxiques et dangereuses chargées de métaux lourds. Lors de l'enquête publique en 2009, la DIREN avait d'ailleurs donné un avis défavorable à ce projet.

Le premier et principal objectif de la Société HARSCO était de résorber le crassier disgracieux dans le paysage, présent depuis des décennies. Cette disparition était prévue à l'horizon 2012.
Mais aujourd'hui nous constatons que le volume de ce crassier est de plus en plus important.

Présentation de l’association

Le collectif Stop pollutions Imphy/Sauvigny-les-bois a été créé en avril 2015 pour faire entendre la voix des riverains victimes des pollutions engendrées par le crassier de Harsco.

L’association DECAPIVEC a été créée en 2004 suite à des problèmes engendrés par une installation polluante, illégalement implantée (traitement de déchets chimiques). Elle a reçu son agrément départemental en mars 2008, et a ainsi pu élargir ses objectifs et son champ d’action.

Son rayon d’action est départemental. Elle œuvre pour la défense de l’environnement et la prévention de toute pollution et de tout risque, en se réclamant de la Charte de l’environnement qui a valeur constitutionnelle en vue du strict respect du droit de l’environnement.

 Nom de l'association : Stop pollutions Imphy/Sauvigny-les-bois
 Siège :
 Représentant :
 Catégorie :
Quelles autres solutions pourraient être envisagées ?

Il n’y a qu’une solution acceptable, puisque nous sommes en zone urbaine et qu’en plus le site est classé NATURA 2000 — Face aux dangers sanitaires touchant les riverains et l’environnement, seule une délocalisation isolée et contrôlée doit être envisagée (par exemple, une ancienne carrière…).

A quoi va servir le financement

Le financement servira à couvrir les frais de procédure et d’avocat, la prise en charge sur Citizencase et les frais de commissions liés à l’utilisation de la technologie de financement participatif de la plateforme Ulule. Le montant souhaité est de 6900 euros, répartis comme suit :

Repartition-budget-Crassier

 

 

La presse parle de notre projet
  • Poussières - pollutions ! santé - environnement ? Harsco minerals à Imphy / Sauvigny-les-Bois ... stop !
    Yvonnelautre.fr - 09/10/2015
    Les initiatives prises dans le cadre d’un Collectif citoyen pour agir contre les nuisances occasionnées par la société HARSCO qui traite les laitiers du site industriel d’Imphy mais également d’autres aciéries, ne semble pas être du goût de tout le monde.
  • Le Monde en face
    France 5 - //
    diffusé prochainement
  • We report
    We Report - //
    Daphné Gastaldi avec un photographe de WE REPORT vont nous suivre pendant toutes les procédures judiciaires.
  • Lyon capitale
    Lyon capitale - 19/12/2015
    Depuis 2009, la multinationale Harsco Minerals France recycle le crassier sidérurgique de Sauvigny-les-Bois (Bourgogne), pour en extraire des métaux onéreux. Mais cette activité génère des nuages de poussières sur la commune limitrophe d’Imphy. Inquiets pour leur santé, les riverains comptent lancer une procédure, avec un ténor du barreau de Paris.
  • Le Journal du Centre
    lejdc.fr - 23/12/2015
    Poussières toxiques à Imphy : des riverains militent contre l'usine Harsco Minerals
  • Le Journal du Centre
    lejdc.fr - 24/12/2015
    Poussière toxiques à Imphy : pourquoi les résidus d'Harsco Minerals France sont nocifs
  • Le Journal du Centre
    lejdc.fr - 22/12/2015
    Depuis 2009 à Imphy, avec l'installation de l'usine Harsco Minerals France, sur les bords de Loire, un voile de poussières ne cessent d'inquiéter de plus en plus de riverains, aujourd'hui réunis en collectif.
  • Le Journal du Centre
    lejdc.fr - 08/01/2016
    Poussières et bruit à Imphy et Sauvigny-les-Bois : des riverains du site d'Harsco témoignent
  • France3 Bourgogne
    France3 Bourgogne - 10/01/2016
    Nièvre : un collectif va poursuivre une entreprise polluante qui recycle des déchets d'aciérie
  • Radio Morvan
    http://www.radio-morvan.fr - 13/01/2016
    Interview de Roger Martin dans l'Info Mag (à partir de la minute 5'35).
  • Le Journal du Centre
    lejdc.fr - 16/01/2016
    Leurs trois enfants sont-ils malades des poussières venant du site d'Harsco ?
  • - //
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