Combien de trimestres fait le travailleur avant d’aller à la retraite 

combien de trimestres pour la retraite

Après un certain nombre d’années de travail dans la vie active, il existe une période de la vie pendant laquelle le travailleur est démis de ses fonctions. Tout au long de cette période, il perçoit une somme d’argent chaque mois : c’est la retraite. En France, elle ne cesse de faire l’objet de plusieurs réformes. Cependant, pour percevoir entièrement les sous qui vous seront versés à votre retraite, il est impératif de remplir un certain nombre de critère. L’une d’entre elles fait référence aux nombres de trimestres remplis lors de vos années de travail.

Nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein

Le nombre de trimestres nécessaire à la validation d’une retraite à taux plein varie en fonction de l’année de naissance de l’intéressé. Si par exemple vous êtes né en 1952, il est plus que certain que vous n’irez pas à la retraite le même jour qu’une personne née en 1958.

De même, il est possible que l’âge de départ de retraite de deux travailleurs nés la même année soit différent. À ce niveau, ce qui fait la différence, c’est la durée d’assurance de chaque personne. Elle correspond au nombre de trimestres que le salarié devra remplir, et elle varie aussi en fonction de l’année de naissance de ce dernier.

Ainsi, une personne née en 1952 devra remplir 164 trimestres pour assurer sa retraite à taux plein. Pour les salariés nés en 1953 ou 1954, le nombre de trimestres à remplir est de 165. Pour les travailleurs dont l’année de naissance est comprise entre 1955 et 1957, le nombre de trimestres est de 166. Pour

  • 1958 et 1960, 167 trimestres ;
  • 1961 et 1963, 168 trimestres ;
  • 1964 et 1966, 169 trimestres ;
  • 1967 et 1969, 170 trimestres ;
  • 1970 et 1972, 171 trimestres.

Tous les salariés nés à partir de 1973 ont l’obligation de valider 172 trimestres pour prétendre avoir une retraite à taux plein. Le nombre de trimestres à valider oscille donc entre 165 et 172. En somme, les salariés voulant avoir une retraite pleine doivent avoir validé entre 41,25 et 43 années de travail pour espérer jouir d’une retraite à taux plein. Il est à noter que pour déterminer le nombre de trimestres valider, plusieurs autres types de trimestres entrent en compte.

Les différents types de trimestres

Il existe en réalité deux types de trimestres différents ayant chacune des conditions de cotisations distinctes.

Les trimestres cotisés

Il n’est un secret pour personne que le salarié cotise en fait pour sa retraite en se faisant prélever une certaine somme de son salaire, et ce de façon mensuelle. Le terme trimestre cotisé intervient lorsque le salarié bénéficie d’un versement de cotisations. Ces versements sont pour la plupart calculés en fonction du revenu d’activité du salarié.

Dans ce cas, pendant ce trimestre, le salarié se verra prélever sur son revenu d’activité des cotisations de retraite, lesquelles sont prises en charge par les caisses de retraite. Une fois cette cotisation prélevée, le salarié aura de grandes chances de valider ce trimestre. Pour valider un trimestre, le salarié devra avoir rassemblé pendant l’année un revenu proportionnel à 150 fois le SMIC horaire du 1er janvier de l’année observée. Noter que le SMIC mensuel brut s’élève à 1505,50 euros en 2019, soit 6018 euros pour quatre trimestres ou une année.

Les trimestres assimilés

Les trimestres assimilés quant à eux ne tiennent pas compte des revenus d’activités. Ils concernent plutôt les périodes où le salarié pour des raisons indépendantes de sa volonté ne peut remplir son travail. À titre d’exemple, nous avons les congés maternités ou paternités, les détentions provisoires, les arrêts maladie, les invalidités, etc. Ces types de trimestres ne sont pas accessibles à tout le monde et sont d’ailleurs plafonnés. Noter qu’en cas de départ anticipé, les trimestres validés ne sont pas pris en compte dans le calcul.

Pour donc déterminer les trimestres validés, une addition est faite entre les trimestres cotisés, et les trimestres assimilés. Mais si le nombre de trimestres validés nécessaire à une retraite à taux plein n’est pas atteint, on assiste à deux cas de figure : la surcote et la décote.

La surcote

On parle de surcote lorsque l’éventuel retraité a cumulé plus de trimestres validés qu’il n’en faut. Cela implique que le salarié à une durée d’assurance supérieur au minimum de trimestre requit pour une retraite à taux plein. Dans ce cas, le futur retraité bénéficiera de 1,25 % supplémentaire sur sa future pension.

La décote

Elle intervient lorsque le futur retraité veut partir sans avoir cumulé le minimum de trimestres validés requis. Dans ce cas, un coefficient de minoration sera appliqué et le futur retraité verra donc sa pension de retraite réduite. Cette minoration sera effectuée jusqu’au décès du retraité. Mais il est limité à 20 trimestres maximum qui représente 5 ans. Aussi, la minoration ne s’applique plus lorsque l’âge de l’intéressé correspond à un âge où le taux plein est automatiquement fixé. Pour échapper à cette situation, le retrait peut par exemple repousser sa retraite pour cumuler des trimestres, ou patienter le temps d’avoir un âge où le taux plein sera automatiquement appliqué. Le système donne également la possibilité de racheter les trimestres manquants à raison de 12 trimestres maximum.

En résumé, hormis l’âge plusieurs autres facteurs entrent en compte de la validation des trimestres nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein. De plus, si le nombre de trimestres requis n’est pas atteint, il s’en suit une diminution de la pension du futur retraité.

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